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Un vélo adapté pour remettre Patrick en selle

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Patrick Quatreuil França

116 apoiantes | Terminado

A 63 ans, j’avais tout pour vivre une retraite heureuse et tranquille avec Chantal, ma compagne. Grand voyageur, j'étais d’ailleurs en Birmanie avec mon épouse lorsqu’un mal de dos s’est manifesté en...

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Sobre o projeto

A 63 ans, j’avais tout pour vivre une retraite heureuse et tranquille avec Chantal, ma compagne. Grand voyageur, j'étais d’ailleurs en Birmanie avec mon épouse lorsqu’un mal de dos s’est manifesté en mars 2016, il y a tout juste un an.

Les événements se sont ensuite accélérés : picotement dans les jambes, paralysie de la poitrine aux membres inférieurs, annonce d’un cancer de la moelle osseuse, rapatriement d’urgence à Bordeaux, opération à l’hôpital Pellegrin (afin de décompresser ma moelle épinière), séjour de 4 mois à la Tour de Gassies (Centre de rééducation spécialisée en Neurologie), quatre semaines de chimiothérapie à l’hôpital Haut-Lévêque (pour traitement de mon Cancer) et retour dans ma maison spécialement aménagée pour le handicap, avec à la clé de grosses dépenses.

Depuis, que je multiplie les séances chez le kinésithérapeute (Francis Laurent), ma paraplégie s’est transformée en paraparésie, j’ai à présent une récupération partielle.

J’utilise toujours mon fauteuil roulant pour les longs trajets, je parviens à marcher, difficilement, avec un déambulateur ou des cannes anglaises (voir photo). Ainsi, j’arrive aussi à pédaler sur un vélo couché et c’est pour cette raison que les kinés me conseillent de pédaler un maximum.

J’ai donc un projet très étudié : rendre visite à notre fille en Bretagne à bicyclette grâce à un tricycle couché ( VELOFASTO, près de Rennes) avec assistance électrique ( CYCLOBOOST à Lormont près de Bordeaux) et ensuite parcourir les chemins et pistes cyclables à travers la France et pourquoi pas l’Europe avec ma compagne.

L’investissement est lourd et ne peut pas être assumé par notre couple dans la situation actuelle. D’où le recours à une campagne de financement participatif.

Le but : récolter 4000€ en 30 jours (et pas un jour de plus !) afin d'acheter ce tricycle couché.

PS : Si vous voulez connaître toute mon histoire, du sport à la maladie, je vous invite à lire dans la rubrique "PORTEUR DE PROJET" mon récit sous la forme d’un entretien rédigé par Jean-Michel Le Calvez, rédacteur de presse, ainsi que le témoignage de Michel Queyraud, ancien dirigeant de l'Agence Congas, tout deux des amis

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Financiamento

L'objectif de cette campagne de financement participatif est simple: récolter 4000€ en 30 jours afin d'acheter un vélo couché avec assistance électrique. La plateforme Sponsorise.me suit le concept du “tout ou rien“: nous devons atteindre les 4000€ afin de récolter les fonds.

C'est pour cela que nous avons besoin de vous !

Voici plus précisément à quoi sont destinés les fonds récoltés :

Achat du vélo couché 3 roues + options : 5100 €

Assistance électrique sur pédalier : 850 €

Batterie 36v 14Ah + Chargeur : 550 €

TOTAL : 6500 €

Financement participatif = 4000 € ou plus

Complément personnel = 2500 € ou moins

Patrick QUATREUIL Cyclisme 64 anos

Interview

RENCONTRE AVEC PATRICK QUATREUIL

J'ai laissé à Jean-Michel Le Calvez, rédacteur de presse avec qui j'ai travaillé par le passé, le soin de présenter mon projet. Ce dernier a pensé que les donateurs apprécieraient d’en savoir plus sur les événements qui ont fait basculer ma vie du jour au lendemain… Voici le compte-rendu de cet échange.

>>> Ce site est ouvert à beaucoup de monde. Certaines personnes te connaissent bien, d’autres moins ou pas du tout. Peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Patrick Quatreuil. J’ai 63 ans. Je suis marié avec Chantal et j’ai une fille de 28 ans, Tiphaine, professeur d’histoire-géo qui travaille et habite en Bretagne. Je suis à la retraite depuis 4 ans après avoir travaillé comme graphiste et infographiste. Je suis originaire de la région parisienne et je vis à Bordeaux depuis 35 ans.

>>> Comment es-tu arrivé en région bordelaise ?

J’ai toujours fait du sport. De la moto dés 16 ans, du ski nautique (monoski et figures), j’ai également pratiqué le ski alpin, le snowboard, la planche et le char à voile, le parachutisme, le parapente et le deltaplane. C’est par passion pour cette dernière activité que je suis venu sur Bordeaux. En m’installant ici, j’avais tout sur place, y compris la montagne pour des randonnées pédestres. J’ai rapidement retrouvé du travail dans les arts graphiques, chez Edigraphis, Congas et l’imprimerie Laplante. J’ai construit ma vie ici…

>>> Dans cette vie, le vélo a pris une réelle importance non ?

J’ai arrêté le deltaplane après 12 ans de pratique assidue lorsque Chantal a été enceinte de Tiphaine. J’ai pris conscience des risques de ce sport à ce moment-là et j’ai senti qu’il était temps de tourner la page. Le vélo m’a servi d’alternative. Il est devenu mon moyen de locomotion quotidien sur l’agglomération bordelaise et notre loisir préféré pendant les congés. Alors que ma fille avait 10 ans, nous sommes ainsi allés en famille en Finlande. Sur place, nous avons parcouru un millier de kilomètres à vélo en 4 semaines jusqu’au cercle polaire. Depuis cette date, nous avons multiplié les grandes balades et nous avions un grand projet avec mon épouse : aller en Turquie à bicyclette, ce voyage était prévu pour mai 2017. Nous avons investi dans deux randonneuses, des vélos coûteux conçus pour de grands périples. Nous avons d’ailleurs fait un voyage Bordeaux-Ile de Ré pour tester la répartition de notre chargement dans nos 10 sacoches…

>>> Tu étais justement en voyage lorsque ta maladie s’est déclarée…

J’étais avec Chantal en Birmanie pour un trek de 7 semaines début mars 2016. Nous adorons les voyages avec sac à dos, fuyant les hôtels luxueux et les sites touristiques : Crète, Sicile, Maroc, Cuba, Islande, Chine, Inde, Malaisie, USA, Canada, Chili, Pérou… Je me sentais en pleine forme. J’ai mis mes premières douleurs de dos sur le compte des déplacements locaux, en bus ou en bateaux. Au bout de quelques jours, la situation allait de mal en pis. J’ai ressenti des picotements dans les jambes. En 24 heures, j’étais paralysé des jambes. Une prise de sang dans une petite clinique locale n’indiquait rien de bon. Il fallait me rapatrier d’urgence. Pour cela, il nous a fallu rejoindre Bangkok en Thaïlande où j’ai été admis dans un grand hôpital. Les examens pratiqués ont décelé un cancer de la moelle osseuse avec atteinte d’une vertèbre qui compressait la mœlle épinière…

>>> Comment as-tu réagi à ta paralysie et à l’annonce de ces résultats ?

Ma femme est infirmière. Elle a réussi à joindre des spécialistes sur Bordeaux qui lui ont donné l’ordre de rentrer de toute urgence pour une opération immédiate alors qu’à Bangkok, on ne voulait surtout pas m’opérer. Je ne savais plus quoi faire. En accord avec ma femme et ma fille, nous avons fait le choix de rentrer. Nous devions prendre un vol Air France un jeudi soir pour une opération prévue à Bordeaux le vendredi matin lorsque j’ai appris que notre avion était annulé pour un accident mineur. J’avais « encaissé » tous ces coups du sort mais là, c’était la goutte d’eau qui a fait déborder le vase : j’ai totalement craqué. Finalement, nous sommes arrivés à Bordeaux le samedi matin mais comme il y a une réduction de personnels le week-end, il a fallu attendre le lundi pour être opéré…

>>> Ensuite, ton parcours médical ressemble à celui d’un combattant…

On ne dira jamais assez combien nous avons la chance en France d’avoir un système de santé exceptionnel. J’en profite pour remercier les gens formidables qui m’ont prodigué des soins et qui continuent de le faire. J’ai été opéré de la vertèbre T5 de manière à soulager la moelle épinière. Je suis allé ensuite au Centre de Médecine Physique et de Réadaptation de la Tour de Gassies. Ensuite, j’ai subi un traitement de chimiothérapie pour lutter contre le cancer avant de repartir à la Tour de Gassies…

>>> Comment fait-on quand on habite une maison à étage conçu pour des personnes valides et que, du jour au lendemain, on se retrouve dans un fauteuil roulant ?

Mon frère travaille dans le bâtiment. A l’annonce de mon état de santé, il est venu me voir de suite à l’hôpital. Le lendemain, il prenait des métrés pour repenser tout le rez-de-chaussée de notre maison. Chantal, ma femme, a géré magnifiquement ce dossier avec lui. Pendant mon absence, ils ont totalement repensé la maison et coordonné les travaux. Grâce à mon frère et l’implication sans relâche de mon épouse, le montant a été considérablement réduit mais la note s’élève quand même à plus de 12 000 €.

>>> Chantal est devenue semble-t-il bien plus que ton épouse ?

Elle est mon infirmière, mon architecte, mon artisan, ma jardinière, ma cuisinière. Son dévouement est sans limite. J’ai découvert quelqu’un que je ne connaissais pas, qui a soulevé des montagnes. J’enrage parfois de ne pas pouvoir l’aider comme j’aimerai. C’est pour cela aussi que ce projet de virée à bicyclette me tient tellement à cœur.

>>> Est-ce que, physiquement, tu te sens capable de mener à bien ce projet ?

Depuis plusieurs semaines, les bonnes nouvelles s’enchaînent. Il y a 4 mois, mon cerveau a repris contact avec mes orteils. Le courant neurologique passe dans les deux sens, montant et descendant. J'ai une récupération partielle, et ma paraplégie se transforme, on parle désormais de paraparésie. Je me tiens debout et je peux marcher doucement avec un déambulateur. Récemment, j’ai eu la confirmation par les médecins que l’autogreffe que j’ai subie avait fonctionné. Mon cancer est en rémission, sans risque a priori de récidive pendant quatre ou dix ans selon les médecins. Sur le plan physique, j’ai eu la chance dans mon malheur que Francis Laurent, kinésithérapeute spécialisé dans les très grosses pathologies neurologiques, habite mon quartier et me connaisse en tant que voisin. Il m’a pris de suite dans son cabinet à raison de 5 fois par semaine pour des séances de 2h. Je lui dois beaucoup. A présent, je marche avec des cannes anglaises. Je fais d’ailleurs du vélo adapté via son cabinet et mon projet a reçu son agrément. Il pense que de pédaler un maximum, cela va accélérer ma rééducation.

>>> Malgré les épreuves que tu traverses, on sent toujours chez toi une approche très positive de la vie. Comment fais-tu ?

Pour être honnête, j’ai mis deux mois environ à accepter ma situation. D’autant que mon hygiène de vie, sans être parfaite, était plutôt saine : j’ai toujours fait du sport, je n’ai jamais fumé, je mange bio depuis longtemps. Que fallait-il faire de plus pour éviter que cette maladie ne me tombe dessus un beau matin ? Je pense que c’est la fatalité et que je n’y pouvais rien. Maintenant, quand je vois des jeunes de 25 ans paraplégiques à vie d’un côté et le soutien indéfectible de mes proches de l’autre, je me dis que je n’ai pas le droit de me plaindre.

>>> Quelles sont les caractéristiques du vélo couché adapté que tu souhaites acquérir et pourquoi le recours au site Sponsorise.me ?

Chantal est maintenant à la retraite comme moi et nos revenus sont corrects. Simplement, nous sommes dans une tranche d’âge et de revenus qui dépassent certains plafonds. Nous n’avons droit à aucune aide financière, y compris pour l’aménagement de notre maison au handicap. Nous avons assumé les travaux à notre domicile, mais aussi l’achat d’un lit médicalisé et d’autres charges annexes. Aussi, compte tenu de tous ces frais, nous n’avons pas les moyens d’investir 4500 € pour un vélo couché avec 3 roues adapté au handicap et 1 500 € supplémentaires indispensables pour l’assistance électrique. Soit un budget de 6 000 €. D’où l’idée de recourir à ce site.

>>> En guise de conclusion, quel regard portes-tu sur cette dernière année et que devons-nous retenir de ton histoire personnelle ?

Je suis content d’avoir arrêté de travailler à 60 ans et d’avoir profité pleinement d’un début de retraite. Je prends conscience depuis ma maladie du nombre de personnes dans un entourage proche qui sont touchées par le cancer ou un AVC, soit directement, soit indirectement. Je mesure la galère -et je pèse mes mots- de vivre en fauteuil roulant et combien chaque geste du quotidien s’avère compliqué. Je relativise par rapport à ma situation car je vois dans mon parcours de soins des cas beaucoup plus graves. J’invite celles et ceux qui me lisent à profiter à chaque moment de leurs proches et à vivre le moment présent, au jour le jour. Personne ne sait ce qui peut arriver demain. Enfin, et pour finir sur une note plus gaie, j’espère écrire beaucoup de cartes postales sur les routes de France car cela prouvera que le projet a abouti. Merci d’avance à celles et ceux qui participeront. Et si cela ne réussit pas*, je trouverai une autre solution. Je vais mieux, je me fixe comme objectif de marcher avec une canne et je compte bien me remettre en selle !

* IMPORTANT : le fonctionnement du site « sponsorise.me » n’autorise pas « le verre à moitié vide ». Autrement dit, la somme récoltée ne sera attribuée que si le montant fixé est atteint ou dépassé.

>>>Témoignage de Michel Queyraud

Fondateur et dirigeant de l’agence Congas River Droite, témoigne :

« Patrick a toujours été un battant. Il a été mon premier collaborateur. De 1989, la création de l’agence, jusqu’à 2003, Patrick a été le fidèle parmi les fidèles. Je l’ai rencontré en 87, alors que je dirigeais deux régies publicitaires à Paris... et que j’habitais à Bordeaux. Patrick était chef de studio chez l’imprimeur Edigraphis. Il fut le premier partant pour l’aventure de l’agence Congas devenant de fait un des tout premiers vrais infographistes sur Bordeaux. Sa formation classique alliée à sa découverte experte de la PAO sur Mac en faisait un super pro. Actif, sportif, festif, Patrick a toujours été partant pour voler dans les airs, surfer en body-board sur les vagues girondines, ou encourager les athlètes du DécaStar dont il a créé le logo. Patrick dispose d’une force de caractère particulière. Il s’est envoyé des milliers de km à vélo, par tous les temps, et son projet prouve qu’il en a encore sous la pédale. J’y participerai* parce que cela a du sens pour lui, comme pour Chantal et Tiphaine. Et trouver un sens à sa vie, est un besoin vital. »

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